APOCALYPSE.


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Pour la fraîcheur d’une fontaine
Sous la fusion d’un ciel d’été ;
Pour ces corps confondus qui s’aiment
Dans un plaisir à partager.
Pour un oiseau qui strie l’azur
Sans en rayer la transparence ;
Pour ce regard d’enfant si pur
Qui darde comme un fer de lance.
Pour les couchants et les aurores
Qui mettent le feu aux glaciers ;
Pour la graine, au sillon, qui dort
Et qu’un printemps fera germer.
Pour ces promesses de vendanges
Par les vignobles alignés.
Pour ce silence où passe un ange
Quand tout est dit, en vérité.
Pour ces rencontres improbables
Et qui pourtant font l’amitié ;
Pour la minute incomparable
Où tout semble s’expliciter.
Pour tous les bonheurs éphémères
Et ceux qui sont à advenir ;
Pour les laboureurs de la mer
Et tous les planteurs de menhirs.
Pour ce monde qui s’écartèle
Aux quatre points de l’horizon 
Et que déchirent les querelles,
Disharmonies sans diapason.
Pourquoi faut-il que tout finisse 
Car si ce monde est imparfait,
N’existe-t-il donc rien qui puisse
Justifier qu’il soit racheté ?

 

.......................................P.SELOS
.................................Paris, août 2012
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