AVENIR ET DESTIN


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         Le plus bel exemple donné de la consultation des arts divinatoire pratiqué au sommet de l’état, dans notre histoire, c’est celui de Catherine de Médicis. Son astrologue et conseiller, Cosme Ruggieri lui permit, dit-on, par la médiation d’un miroir, de voir la mort annoncée de tous ces fils.

         Aujourd’hui encore, les gens de pouvoir, ça n’est pas un secret, font établir leur thème astral pour en tirer des conclusions et des lignes de conduites politiques adaptées aux circonstances du moment.

         François Mitterand ne fut pas le dernier à recourir aux devins futurologues et « médicastres du Roy ».

         Les français n’ont jamais autant fréquenté le marché de l'occultisme. Leurs dépenses s'élèveraient ainsi à 3 milliards d'euros.

         L’incertitude économique ajoutée à la crainte de catastrophes climatiques se traduit de façon contradictoire par une course irraisonnée  à la consommation.

         Les modes opératoires pour décrypter le destin sont incommensurables. À Rome, le plus connu était l’étude des entrailles d’animaux sacrifiés : Les haruspices.

         « L’Affaire des poisons » à laquelle fut mêlée La Montespan,
vit l’utilisation d’une variété de procédés pour s’assurer de la réussite de l’entreprise. Des complices, seule la marquise en réchappa.
Françoise Athénaïs de Rochechouart Mortemart était intouchable de par son rôle de gouvernante des enfants et bâtards reconnus par louis XIV.

         Si la finance connaissait l’avenir, ce serait son âge d’or.

         Le nôtre, celui d’un paupérisme éternel.       

                                                              

 

...................................................................P.SELOS
.......................................................Paris, le 8 Juillet 2015

 

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