L’AVERTISSEMENT SOLENNEL ÉMANANT DE l’ACADÉMIE FRANÇAISE


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        Fait extrêmement rare, l'Académie française a pris partie dans le débat public sur l'école. Elle rejoint la cohorte des opposants à la réforme du collège qu'elle accuse d'être "un mauvais coup porté à la langue française", dans une déclaration votée à l'unanimité à la mi-juin. L'Académie accuse ce projet, censé voir le jour à la rentrée 2016, d'affaiblir les disciplines fondamentales et de développer les inégalités.

        L'Académie française a fait part au président de la République (François Hollande) de ses réserves à ce sujet.

         Elle exprime aussi sa réprobation à l'idée que le latin et le grec soient mis sur un pied d'égalité avec les langues régionales. Il faut préserver les disciplines traditionnelles, insistent les Académiciens dans leur déclaration.

         Plaidant pour le redressement du système scolaire, les académiciens affirment que, pour ce faire, il faut résister à la tentation de la facilité.

         L'exigence constitue le principe fondateur de l'école de la République. Ce principe doit le rester ou le redevenir.

         La réforme du collège a suscité de nombreuses polémiques depuis sa présentation en mars 2015. La suppression d'une large partie des classes bilingues et des options latin et grec ont provoqué la colère des enseignants en lettres classiques et allemand.

         Najat Vallaud-Belkacem, qui traite les opposants à sa réforme de pseudos intellectuels, considère certainement sa licence de droit, acquise à l’Université de Picardie, comme supérieure au total du Q.I des académiciens.

         À sa décharge, je ne vois qu’une seule explication : Elle doit sûrement être atteinte du « syndrome  de la grosse tête ».

                                                                                     P.SELOS
                                                                          Paris, le 2 Juillet 2015.

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