BEZIER LA BLEUE MARINE


-

         Lorsque Robert Ménard fait main basse sur sa ville, il est bien décidé à diviser en deux, mais en parts inégales, les habitants du lieu.

         D’un côté sont les pauvres, de l’autre les nantis et blancs, de préférence.

         Plus raciste que lui relève du défi.

         Si la France va mal, c’est la faute aux arabes. Il regrette beaucoup le temps des colonies. Il confond la culture avec Michel Sardou.

         Et voici maintenant sa nouvelle marotte qui consiste à rebaptiser les noms sur le cadastre pour chasser de ses rues, ses avenues, ses places tout ce qui lui rappelle un tant soit peu La Gauche. Seul trouve grâce à ses yeux celui de Jean Moulin. Il faut dire qu’il en fait un grand nationaliste pour rendre cet enfant du pays acceptable.

         Ménard est passé maître en manipulations. Qui se serait douté qu’un ex-président co-fondateur de l’o.n.g « Reporters sans Frontières », en pointe du combat des causes humanitaires ait pu changer ainsi aussi brutalement ?

         On en finirait pas d’énumérer ses frasques.

         Une de ses dernières consiste maintenant à trouver fréquentable Donald Trump, le félé.

         Gare à la contagion !

 

                                                                        P.SELOS
                                                              Paris, le 4 Mars 2016

        Liste des Textes