COMMÉMORER




         Deux conflits mondiaux ont parsemé les villes et les villages de monuments dédiés aux combattants disparus.

         En rendant hommage à la mémoire des morts, on oublie de stigmatiser celle des fauteurs de guerres.

         Il serait grand temps maintenant de mentionner leurs noms sur de grands cénotaphes afin que nul n’oublie leur culpabilité.

         En dépit  de la haute estime qu’ils avaient d’eux-mêmes, ce ne sont que de vulgaires criminels.

         Qu’un archiduc assassiné soit cause d’une immense hécatombe ou qu’un fou syphilitique embrase l’Europe et, par ses alliances, l’Asie toute entière, ce ne sont que les conséquences d’egos surdimensionnés.

         Parmi ces dictateurs tous n’ont pas une fin tragique. Beaucoup meurent dans leur lit.

         La dynastie du «divin» empereur du japon est toujours en place et, peu à peu, « Le Pays du Soleil Levant » songe à modifier sa constitution en vue d’abandonner sa neutralité devant les prétentions expansionnistes chinoises.

         Finies les interventions humanitaires et place à la remilitarisation.

         Sous tous les régimes autoritaires, les états-majors s’ennuient et
la guerre des Malouines (1992) en fut un bel exemple.

         En 14-18, les monarchies prussienne et austro-hongroise n’y ont pas survécu.

         On ne refait pas l’Histoire mais n’oublions jamais que c’est nous qui la faisons.

                                                                         P.SELOS
............................................................. Paris, le 30 Mai 2016

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