ÊTRE D’UNE ÉCOLE…


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                  À l’instant où j’écris, être un philosophe ça n’est pas s’attacher à l’élaboration d’une pensée originale susceptible de servir au plus grand nombre mais se revendiquer d’une école, quitte à créer la sienne.

         On se déclare philosophe comme s’il s’agissait d’un état. La carrière est ouverte à tous puisque puisqu’il suffit d’une autoproclamation. Le départ de la course à la reconnaissance médiatique est alors donné. Mais qui dit médias dit questions posées et réponses à donner. Au fond de quelle vieille casserole faudra-t-il racler pour donner l’impression de ne pas être creux. C’est alors que les redites, les copiés collés, les emprunts et plagiats sont appelés à la rescousse.

         Le seul moyen de survivre c’est d’enseigner à des élèves dont l’ignorance ne viendra pas contester celle du maître.

         Diluer les idées c’est finir par pratiquer une homéopathie des cerveaux.

         L’impuissance à infléchir, en bien, le cours des choses
conduit nos nouveaux penseurs à la désespérance. Spinoza, Montaigne et Nietzsche n’ont jamais été autant à la mode. Sont-ils lus autrement qu’en diagonale où achetés comme garnitures de rayons d’une bibliothèque ?

 

               ......                                      P.SELOS                                 .......................................  Paris, le 14 Août 2015

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