ÊTRE ENSEMBLE, POURQUOI FAIRE ?




         Mathieu Ricard, moine bouddhiste et béat de service, élève au degré de vertu le fait d’être ensemble.

         Hors le partage d’une bienveillance commune dont la durée n’est pas garantie, la sociologie nous enseigne que l’instinct grégaire engendre souvent des comportements délictueux. L’être humain n’est pas meilleur en groupe que seul.

         L’individu est, par essence, agressif, ayant hérité, dès l’origine, de par ses conditions de vie précaires, un réflex de défense. Sans la modération apportée par des éveilleurs de conscience, nous en serions encore à la caverne.

         Cependant, nous ne sommes pas à l’abri de régressions collectives.
Elles jalonnent toute notre histoire.

         Il semble que nous soyons à jamais immatures.

         Cette persistance, on la retrouve aussi dans nos activités de loisirs, dans le sport amateur et professionnel. Et l’on assiste aux dérives suivantes :
         - La prise de stimulants interdits pour les adultes et l’usage des moteurs électrique auxiliaires en cyclisme.
         - La triche dans tous les jeux de société, perdre étant l’égale d’une déchéance.
         - Les joueurs qui décrochent quand ils voient leurs chances compromises.
         - Les parties de Monopoly du dimanche qui n’en finissent pas, quand les «accros» empruntent à la banque pour se refaire, comme au casino. Il faut déclarer les banqueroutes et les plus grands rechignent à les reconnaitre.

         Que de cris et de lazzi fusent alors !

         A contrario, Il n’est pas rare de voir des enfants « dévitalisés », solitaires face à leur tablette.
                                                                                  P.SELOS
....................................................................... Paris, le 12 Juin 2016

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