EXIT


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         L’Angleterre et le Pays de Galle ont choisi la sortie.

.........Le Grand Charles doit être content.

         Quand la démocratie joue avec les allumettes, qu’elle ne s’étonne pas de mettre le feu à la baraque.

         Les populistes européens n’attendaient que cela. C’est le prix que Bruxelles va maintenant chèrement payer pour avoir mis la charrue avant les bœufs, c'est-à-dire d’avoir donné la priorité à l’économie avant de privilégier le fédéralisme reconnaissant le particularisme des états et leur autonomie.

         En réalité, l’Europe est malade d’une sous-administration.

         Le plus petit pays qui la compose est servi par plus de fonctionnaires que cette dernière et les critères de leur recrutement en sont moins contradictoires.

         Qu’il vous suffise de vous souvenir que le président de la Communauté Européenne, Jean-Claude Juncker, est l’ancien premier ministre du Luxembourg, paradis fiscal bien connu.

         Conséquence du Brexit que n’avait pas prévu David Cameron, le vote de l’Ecosse pour rester dans l’Union impliquant, de fait, son indépendance.

         Les deux Irlande en ont fait autant. Une réunification pourrait-elle voir le jour ?

         La prospérité d’une Grande Bretagne amputée va en prendre un coup et l’exode prévisible de la main d’œuvre étrangère ne sera pas sans conséquence négative.

         En dépit des allégations de Washington, l’Angleterre va, plus que jamais, être l’éternel vassal des USA.

         Dans la redistribution du jeu de carte, Albion vient de faire mauvaise pioche.

                                                                          P.SELOS
................................................................Paris, le 24 Juin 2016

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