FACEBOOK


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         Je me sens à l’étroit dans ce petit salon. On y respire un air tiédasse et confiné comme dans un boudoir. Les idées qu’on échange n’y sont guère contestées. Cet entre-soi me donne une impérieuse envie d’ouvrir grand les fenêtres.

         Sur un conseil d’ami, quand j’ai ouvert mon compte, j’ai cru que j’accédais au cœur d’une agora. Je pensais qu’on y débattrait les opinions émises. J’imaginais entrer dans un bouillonnement. J’en suis un peu déçu. Au lieu de commentaires, les avis, trop souvent, se résument en un bref «  a aimé ».

         On me dit, pour palier ce côté peu disert, de créer un forum. Ceux que j’ai consultés ne sont que portes ouvertes à des gens qui s’égarent et sortent du sujet. On y perd plus de temps à tenter de recadrer la discussion qu’à la réflexion elle-même.

         Pour en revenir à Facebook, j’y trouve une ressemblance avec un club à l’anglaise, du type Jockey-club, encore qu’avec les réseaux politiques dont on bénéficie alors, on peut en espérer en impacter des lois.   

         Je pense que, pour ma part, je ne déposerai plus, dorénavant, que des textes traitant d’intérêt général.

         Cependant, pour le reste, j’invite ceux que ça intéressent toujours à me retrouver sur mon site à l’adresse suivante : http://www.pierre-selos.fr/

         Il est gratuit et régulièrement mis à jour.

         Salut et fraternité !


                                                                         P.SELOS                                                                         Paris, le 28 Mars 2016

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