JEAN-LUC MÉLENCHON




         Dieu sait  si je l’ai brocardé dans mes billets d’humeur !

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Force est de constater que, dans la situation actuelle, il est le seul à faire le poids face à la dérive droitière que prennent les évènements.

         À l’occasion des primaires organisées dans chaque parti, on voit revenir, sur le devant de la scène, de vieilles rosses et de « vieux chevaux de retour » qui sont tout juste bons à la réforme.

         Ils trainent, en plus, bien souvent, des « casseroles » dont ils n’ont cure, ce qui ne les empêchent pas d’être réélus.

         Le citoyen a la mémoire courte.

         Talleyrand ne disait-il pas déjà : « Le peuple c’est comme le sirop, il faut l’agiter avant de s’en servir.»

         Dans la  Maison Lepen, c’est une maxime qui fait référence.

         Le libéralisme lui a fait son lit.

         Son  réveil sera pénible.

         Pendant ce temps, la majorité s’entête. Elle n’a que mépris pour l’opinion publique. Elle compte sur l’usure, la Coupe d’Europe et le Tour de France.

         Le pari est risqué car chaque rentrée ramène son lot de grogne. Sans rééquilibrage dans la répartition des richesses, le pouvoir joue avec le feu.

         À Londres, les bookmakers spéculent déjà.

 

                                                                                                     P.SELOS
.......................................................................................... Paris, le 9 Juin 2016

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