LA RÉFORME SCOLAIRE

Le Lycée Jules Ferry, à Paris.
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         Depuis des décennies, les gouvernements, de droite comme de gauche, passent leur temps à proposer des réformes de l’enseignement primaire et secondaire qui ne satisfont personne. Ce serpent de mer revient régulièrement à la une des médias comme un marronnier  au début de l’été, avec le monstre du Loch Ness, tout cela, bien entendu, dans l’intérêt des élèves.

         À chacun son discours républicain, sous tendu par le mensonge véhiculé par l’utopie de l’égalité des chances. Or on sait très bien, statistiques à l’appui, que les classes défavorisées ne disposent pas du même contexte culturel familial que celui des enfants des cadres moyens et supérieurs. Les institutions privées ont encore un bel avenir.

         L’octroi « du bac démocratique » aboutit, en majorité, à l’abandon des études au cours de la première année de fac. De toute façon, dans le cas contraire, les disparités économiques auraient eu des conséquences similaires.

         Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, nous finirons par égaler les tarifs des facs américaines.

         En attendant, je trouve que la dite réforme a du bon :
         On en perdra plus son latin !
   

..........................................................P.SELOS
..................................................Paris, le 18 mai 2015     

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