LES ECOLOS.


Ils venaient dans l’Ardèche ou bien dans la Lozère
Croyant qu’il suffisait, en élevant des chèvres,
De devenir berger pour survivre au désert.
Mais, pour beaucoup d’entre eux, l’expérience fut brève.

Afin de mieux servir la cause écologique
Ils avaient confondu le retour à la terre
Avec ce qu’ils croyaient devoir mettre en pratique
Convaincus qu’ils étaient de ce qu’il fallait faire.

Depuis, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts,
Il y coule aujourd’hui des poisons délétères,
On n’y mènera plus s’abreuver les moutons.
Qui pourra croire encore aux contes de naguère ?

Fini ce qui se jouait dans notre pré carré ;
Tout maintenant se fait à l’échelle du monde
Et si l’on veut agir pour mettre un coup d’arrêt
Il faut ne pas gâcher une seule seconde.

C’est à chacun de nous d’être enfin responsable
De la bonne gestion de la Planète Bleue
Car dans les univers de l’incommensurable
Il parait que, pour l’homme, on n’a pas trouvé mieux.

Ne pas surconsommer ; ménager l’avenir
Plutôt que de brûler nos surplus à la pelle.
Penser à tous ceux-là qui demain vont venir
Et ne pas leur léguer une immense poubelle.

Ce n’est pas en courant dans le cœur de nos villes
Qu’elle que soit la saison, en petites foulées,
Emplissant leurs poumons de gaz d’automobiles
Qu’ils sauront nous convaincre ou nous interpeller.
                              
                                                     ................

......................................................................P.SELOS
                                                                       Paris, le 10 septembre 2012

 


        Liste des Textes