LES ENFANTS MÉDIQUÉS


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         Au même titre que les maladies orphelines dont les firmes pharmaceutiques de désintéressent en raison de leur manque de rentabilité, rien n’est fait pour faciliter la prise de médicament per os, destiné aux enfants, c'est-à-dire par simple ingestion.

         En cas de nécessité extrême, on se trouve dans l’obligation d’user de perfusions pour assurer la permanence des traitements antibiotiques en cours.

         Quand on connait le coût d’une journée, augmentée d’une nuit d’hôpital, on n’a pas de mal à imaginer les conséquences financières qui pénalisent les familles.

         Bien que dans de nombreuses structures la mère soit autorisée à rester auprès de l’enfant, le traumatisme n’en est pas moins grand, de par l’éloignement du cadre quotidien.

         À l’évidence, la formation des médecins et du personnel soignant
néglige les données psychologiques des malades, tous âges confondus.

         Seules les classes aisées peuvent envisager ce type de soins à domicile.

         Tant que la santé relèvera du statut d’entreprise économique, ce qu’elle n’aurait jamais du devenir, il en sera ainsi.

 

                                                                           P.SELOS
                                                              Paris, le 29 Février 2016

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