LES PEUPLES AUTOCHTONES


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         Quand on leur fait l’honneur de leur consacrer un musée, c’est que le peu qui en reste habite dans des réserves où ils vivent du tourisme folklorique et des maisons de jeux.

         Seules les zones difficilement pénétrables les protègent provisoirement de leur extinction. Mais pour combien de temps ?

         L’homme est un prédateur pour l’homme, dès qu’il appartient à une ethnie dominante. Malheur à ceux dont la terre recèle des richesses exploitables !

         Ceux qui en furent les premières victimes ont pris le relai, reproduisant sur d’autres ce qu’ils avaient du subir.

         L’inquiétude actuelle qui s’empare des pays économiquement développés n’est pas due à un amour soudain de la faune et la flore,
pas plus qu’à la survie de l’espèce mais à la pérennité du capital.

         En fût-il toujours ainsi ?

         Le « bon sauvage » du père Rousseau est une foutaise.

         Les préhistoriens nous le prouvent tous les jours. Hormis les rituels mortuaires, les crânes défoncés à coup de hache ou de massue ne témoignent pas de la douceur des mœurs de ces temps là.

         Les quelques sages qui ont tenté d’apaiser les tensions violentes et ataviques propres à l’humanité ont donné, tout au cours de l’Histoire, naissance au contraire.

         À quoi sert-il d’avoir un cerveau ?
        


                                                                    P.SELOS
.................................................... Paris, le 22 Décembre 2015

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