LE PRIX CHARLEMAGNE




         J’ai eu la patience de suivre intégralement la retransmission télévisée de la remise du Prix Charlemagne au pape François.

         Au final, sa prise de parole a été remarquable mais elle a fait l’objet postérieurement  d’une critique virulente du milieu chrétien intégriste.

         Il lui est reproché de vouloir faire de l’Église une nouvelle o.n.g.

         Ils n’ont pas « digéré » non plus ses positions prise sur l’ile de Lesbos, ni son retour en compagnie d’émigrés syriens de confession musulmane.

         Après avoir écouté, bien malgré lui, les discours des divers intervenants en charge des différentes institutions européennes, dont Donald Tusk, le provisoire Président du Conseil du Parlement, auquel le pontife a donné une leçon magistrale de ce que doit être l’Europe.

         Via le prisme du message évangélique, il en a souligné l’attitude égoïste et son repli sur elle-même.

         Tusk, l’actuel premier ministre polonais, en étant la parfaite illustration.

         Il fallait voir le visage de François quand l’autre tenait son discours de faux cul.

         Toutes ces belles personnes triées sur le volet en ont pris aussi pour leur grade.

         Poursuivant son réquisitoire, le Saint Père a traité notre continent de vieille femme apathique et sans imagination.

         Qu’attendre d’une organisation incapable de relever les défis que lui posent les bouleversements du monde ?

         Il a insisté sur le sort peu enviable de la jeunesse, diplômée ou pas, sans perspective d’avenir et condamnée à l’incertitude.

         Enfin, il a regretté la primauté des forces de l’argent sur le spirituel.

         Un corps sans âme n’est qu’une coquille vide.

 

                                                                               P.SELOS
................................................................... Paris, le 14 Mai 2016

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