LE RÊVE, UNE PURGATION DU « MOI »


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         Et si le rêve n’était autre chose qu’un utilitaire pour psychanalyste ou psychiatre ?

         Je suis de plus en plus persuadé que sa fonction première est d’être le tout à l’égout du cerveau, sans présumer du niveau culturel et intellectuel de son propriétaire.

         Quelles que soient les performances extraordinaires de cet organe, il est à désacraliser. Il n’est ni le siège de la poésie ni celui de la morale. Le bourreau et la victime sont dotés des mêmes moyens. C’est la mémoire des situations vécues qui le meuble ainsi que des antécédents inconscients dont nous héritons.

         Les propriétés régénératives qu’il possède peuvent nous paraitre étonnantes, il n’en reste pas moins vrai qu’il n’est pas le seul chef d’orchestre de nos comportements. Il dépend en premier lieu de notre équilibre chimio électrique. Nous ne sommes jamais à l’abri d’un court circuit ou d’une mauvaise régulation hormonale.

         Il n’est donc pas question ici d’idolâtrer l’outil mais d’utiliser ses potentialités.

         Pardon pour ceux qui en sont restés au « Poète prend ton luth et me donne un baiser » de l’ami Alfred.

         Enfin, je leur épargnerai l’aspect peu prosaïque de la nature de la dépendance de nos sentiments amoureux.

         Il est temps que la femme et l’homme réalisent qu’ils n’ont pas tout pouvoir sur la nature mais qu’ils n’en sont eux-mêmes qu’une infime parcelle.
                                          

 

                ...         .                                              P.SELOS
............................................................. Paris, le 24 Janvier 2016

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