LE SILENCE


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         Pour beaucoup, le silence est d’abord synonyme d’angoisse. Dès le réveil, le premier geste est d’ouvrir sa radio ou  sa télé sans y prêter attention. Ça n‘est qu’après un petit café  qu’on prend vraiment connaissance des nouvelles. J’en ai fait l’expérience chez une amie dont j’avais mis l’écran de son récepteur à l’envers et qui se tordit le cou pendant quelques minutes avant qu’elle réalise la situation.

         Faites l’essai, vous serez surpris. Je ne vous mens pas.

         Le bruit, quel qu’il soit, est l’accompagnement ordinaire de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de l’intime ou de l’espace de travail.

         C’est l’évitement d’une rencontre avec soi-même, une démarche inconsciente d’occulter la réalité pour échapper à toute mise au point concernant son vécu. Une grande majorité de gens subit une vie qu’elle n’a pas choisie. C’est ce qu’on nomme le mal de vivre qui, au niveau professionnel est cause du fréquent « burn-out ».

         L’erreur d’orientation à laquelle de nombreux individus se soumettent, telle à une fatalité définitive, fait  que toute une humanité, marche, comme on le dit vulgairement, à côté de ses « pompes ».

         Il suffirait pourtant de peu de chose mais elle est essentielle : La fin de la solitude.

         Ça n’est possible que par le biais d’une resociabilisation.

         Ce « mal du siècle » devrait faire l’objet d’une attention des travailleurs sociaux.

         Le coaching, les margoulins de tout poil  l’ont bien compris,  en exploitant à leur profit cette manne providentielle.

 

            ..............                                                           P.SELOS
......................................................................... Paris, le 5 Avril 2016

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