MALADIES GÉNÉTIQUES
ET
ÉGOÏSME PARENTAL

Les scientifiques ont introduit le gène sain dans l’ADN de cellules souches sanguines porteuses d’une anomalie génétique. © AndreaLaurel, Flickr, CC by 2.0


         Informés préalablement que l’enfant à venir sera porteur d’une maladie génétique, les tenants du « Tu ne tueras pas » condamnent, à la mort ou à la vie, leur progéniture au statut d’handicapé.
 
        Ils préfèrent se soumettre aux aléas de la nature afin de rester fidèles à leurs convictions religieuses ou philosophiques.

         Ainsi viennent au monde des êtres en sursis ou destinés à vivre leurs différences sous le perpétuel regard des autres.

         Ces parents là ont une drôle de façon d’aimer.

         Ça n’est pas parce qu’il existe des jeux paralympiques que les individus, relevant de cette catégorie, vivent leur état dans l’inconscience de leurs difficultés au quotidien.

         Éradiquer, autant que peut se faire, en prévenant les incidents matériels ou chromosomiques, devrait relever du devoir de chacun.

         Apparemment, ça n’est pas le cas.

         On en revient toujours à l’enfant-objet considéré comme la propriété de sa famille, sans la moindre protection.

         Il sera végétarien, témoins de Jéhovah, adorateur de l’œuf dur, circoncis ou baptisé par surcroît.

         Libre à lui, s’il est encore doué d’esprit critique, à tout remettre en cause.

        

                                                                                P.SELOS
.................................................................... Paris, le 26 Avril 2016

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