MICHEL ONFRAY


Philosophe français  ( 1er Janvier 1959, Argentan)
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         Ce plaidoyer à décharge, concernant Michel ONFRAY, je n’en doute pas, va contribuer à augmenter la liste de mes inimitiés.

          Au point où j’en suis, c’est le cadet de mes soucis.

          Ce déboulonneur d’idoles du panthéon de l’intelligentsia, n’en déplaise à certains, mérite, à mes yeux, les beaux titres de philosophe et de passeur d’idées. Sa clarté de style, alliée à la pertinence de ses propos, ne souffre d’aucune ambigüité. Le fait qu’il intègre la dimension sociologique aux analyses qu’il nous livre concernant les grands courants idéologiques du passé, comme structurants de nos comportements actuels, dérange.

            La mode n’est pas à la valorisation des héritages. Ça fait « ringard ». Ne sommes-nous pas assez autonomes pour ne penser que par nous-mêmes ?

            Suprême provocation ! Démissionnaire en 2002 de l’institution d’enseignement secondaire, sous contrat,  Sainte Ursule de Caen, pour divergences pédagogiques, il ose marcher sur les brisées du monde universitaire qui se considère être le seul détenteur du savoir, et crée « l’Université Populaire de Caen », gratuite d’accès, pour héberger, sous ce vocable, ses cycles de conférences. Il n’en fallait guère plus pour le prononcé d’un divorce définitif.

                        Son « traité d’Athéologie » ayant parachevé sa réputation d’individu non recommandable, ce dont il n’a cure, Michel ONFRAY fait l’objet de nombreuses tentatives de récupérations auxquelles viennent s’ajouter, simultanément, les plus basses calomnies.

                        Pour couper court aux ragots plus ou moins sordides concernant ses moyens d’existence, sachez qu’il n’appartient à aucune secte. Les tirages considérables de ses livres et la vente des enregistrements intégraux de ses conférences coproduites en partenariat avec France Culture suffisent largement à le mettre à l’abri du besoin.

            Cela ne doit pas être sans incidence sur la jalousie qu’il suscite…

 

                                                                      P.SELOS
                                                         Paris, Le 17 Avril 2015

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