MON AMI FRANÇOIS

Tu t’appelais Lamy et portait bien ton nom
Et comme en religion, consacré au théâtre.
Mise en scène et musique et maître en écriture,
Rien ne d’indifférait qui touchait à ton art.

Comédien merveilleux, expert en pantomimes
Comme ces magiciens farfouilleurs de chapeaux
Tu tirais du néant un monde imaginaire
A nous faire oublier le banal quotidien.

Tu possédais le don d’incarner tous les rôles
Tu les vivais si forts qu’on finissait par croire
Que tu n’étais plus toi, mais celui que tu jouais.
Jusqu’à l’acte final du tombé de rideau.

Par amour de la vie, tu la voulais multiple.
L’acteur est ainsi fait qu’il ne quitte les planches
Qu’à son tout dernier souffle à l’instar de Molière
Et nous réalisons que la pièce est finie.


                                           P.SELOS
                                 Paris, le 14 Juin 2013

 

 


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