RADARS EMBARQUÉS PRIVATISÉS


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         Après l’ouverture au privé du marché des fourrières, des prisons, de certaines  forces de protection, l’État cède encore une part de son droit régalien : La répression des infractions routières, au motif d’une réaffectation des forces de police aux tâches de protection.

         Qui garantira le citoyen d’une impartialité en cas de verbalisation ?

Une police payée au chiffre d’affaire devra, en priorité, donner satisfaction aux actionnaires.

         Ces abandons successifs risquent d’aboutir à l’existence d’un exécutif croupion, dessaisi de la plupart de ses prérogatives.

         À l’image de nombreuses entreprises, on va finir par démanteler, par pans entiers, à coups de sous-traitance, ce qui faisait la cohésion de notre société.

         Entre le trop d’état et son absence, il existe un juste milieu mais cet équilibre ne ferait pas l’affaire du capital.

         Les robins ne risquent pas le chômage car le particulier ne se privera pas de contester les contraventions, pertes de points et retraits de permis devant les tribunaux compétents.

         Avec le prélèvement des impôts, à la source, effectué directement sur la fiche de paie par les employeurs, le ministère des finances devrait normalement voir diminuer le nombre de ses fonctionnaires mais j’en doute.

         À quand la privatisation de la justice ? Elle n’en serait peut-être plus à mendier des ramettes de papier.

         Profitez-en, m’sieurs dames ! On solde. Espérons que ça ne soit avant fermeture définitive …

 

                                                                       P.SELOS
............................................................ Paris, le 8 Avril 2016

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