STARWARS, LE CRÉTINISME HÉRÉDITAIRE


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         Hollywood persiste et signe. Dans les startrucmachins numéros 1,2,3,4, et la suite, les productions à budgets pharaoniques diffusent des sagas dont la pauvreté des scenari le dispute avec la banalité des effets spéciaux. Dans ce genre-là, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts depuis Méliès.

         À la défense de ce type de films, on peut prétendre plaider au nom du besoin d’onirisme des spectateurs.

          L’imaginaire a rejoint les produits marchands confondus avec la possession des objets. On « rêve » maintenant sur catalogue.

         Même l’enfant ne s’émerveille plus ; il consomme. Il baigne dans la technologie sans la moindre curiosité quant à son égare.

         On peut douter, tant il passe facilement de la réalité à la fiction, qu’il ait la capacité de différencier ces deux mondes.  
        
         L’érotisme primaire et ses accessoires nourrissent une libido réduite à la seule expression d’un instinct. Les sentiments romantiques  ont étés renvoyés au placard. La cause en est des plus simples. La notion de temps n’a plus cours.

         Excepté  le coup de foudre, l’amitié et l’amour sincères dépendent d’une lente maturation, telle celle des vieux vins.

         À force de vivre « en surface », les rapports humains s’appauvrissent. En croyant pouvoir faire appel à eux, on découvre l’inconsistance des êtres qui nous sont soi-disant proches.
        
         Dans un univers d’images fait par d’autres, il ne nous reste plus que de retourner à nos livres.


                                                                                   P.SELOS
.................................................................. Paris, le 21 Décembre 2015

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