TROIS EN UN




         Dans la théologie chrétienne, l’unicité de Dieu n’a jamais été remise en cause.

         Apparition relativement tardive, le Concile de Nicée en 325 (Iznik en Turquie), affirme le dogme de la Trinité : l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils.

          Ce qui aurait pu devenir un schisme ne donna naissance qu’à une hérésie, le prêtre Arius contestant la nature divine du Christ.

         Les rois wisigoths qui régnèrent d’abord sur l’ancienne Septimanie romaine et que finit par battre Clovis à Vouillé, en 507, se retirèrent en Espagne en y imposant l’arianisme.

         Leur pouvoir s’écroula en 711 sous les assauts répétés de l’invasion arabo-berbère.

         Certains prétendent que le principe du « trois en un » serait une résurgence du polythéisme préchrétien.

         C’est une explication trop simpliste.
Saint Augustin aurait eu tôt fait de la rejeter, lui qui était à la charnière du paganisme et du christianisme.

         Saint Thomas d’Aquin et Saint Dominique, grands chasseurs d’hérétiques à Toulouse, ancienne capitale de l’arianisme, auraient été les premiers à combattre le culte trinitaire.

         L’image de la colombe personnifiant l’Esprit Saint part d’une volonté de magnifier la toute puissance de Dieu en évoquant la préexistence d’une volonté créatrice.

         Nous sommes bien loin du « trois en un » des huiles de moteurs et des capsules pour laves-vaisselles…

 

                                                                  P.SELOS
...................................................... Paris, le 12 Mai 2016

        Liste des Textes