UN PÈRE POUR L’HUMANITÉ



Victor Hugo et sa fille
Peints par Auguste de Châtillon,
né le 29 janvier 1808
Décédé à Paris  le 26 mars 1881,

         Aussi loin que remonte la mémoire historique, orale ou écrite, l’humanité est en manque d’un père. Elle ne semble le concevoir avant tout que comme un être autoritaire auquel  elle désire se donner, en lui confiant sa sécurité.

         C’est un échange ou mieux, une alliance.

         Pour ne s’en tenir qu’à la France,  c’est une explication de la pérennité de la monarchie absolue de droit divin.

         Craindre et obéir sont donc les deux raisons qui fondent l’État.

         Quand celui-ci est faible, la société coure le risque de se déliter.

         C’est ce que n’ont pas compris les successeurs de De Gaulle et de Pompidou.

         Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy  et  François Hollande,
en rabaissant la fonction suprême par leurs autocritiques,
ont failli à leur rôle.

         Rencontrer le peuple, ça n’est pas s’y soumettre. C’est ce que Bonaparte avait parfaitement compris en devenant  Napoléon Premier, de même qu’ensuite son neveu Napoléon III.

         Est-ce à dire qu’une démocratie n’ait aucune chance de durer ?

         Non, mais la forme est à reconcevoir.

         Une nouvelle constitution ne peut s’entendre qu’avec une participation de la société civile en limitant, par des lois spécifiques, une prise de pouvoir par l’éternel homme providentiel.

         Les Suisses y sont bien parvenus, pourquoi pas nous ?

         Nietzche, en faisant l’éloge de l’individu et en élevant l’ego comme référence  incontournable d’un système politique, ne pouvait que déclencher  une réaction conservatrice et ouvrir la porte aux totalitarismes.
        
         Tout vieillit ! Les hommes et leurs institutions.

 

                                                                           P.SELOS
............................................................. Paris, le 15 Avril 2016

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