UN REVENU MINIMUM


THOMAS PAYN ou PAINE,
né le 29 janvier 1737 à Thetford en Grande-Bretagne
mort le 8 juin 1809 à New York aux États-Unis,

    philosophe et pamphlétaire, ...

         Cette réflexion et ce projet-là ne datent pas d’hier.

         Dès l’ébauche de la démocratie athénienne, la chose s’était déjà posée quant aux citoyens sans terre et sans numéraire.

         En 1516, sur son ile imaginaire d’Utopia, Thomas More, Chancelier d’Angleterre, aborde la question.

         Un autre thomas, Paine, dans son livre « Agrarian Justice » propose au Comité de Salut Public, sous Robespierre, et pour toute personne adulte, sans distinction de sexe, l’attribution inconditionnelle d’une dotation.

         Libre alors aux bénéficiaires d’exercer ou non un métier pour la compléter. Il y voyait ainsi un encouragement à entreprendre.

         C’était sa solution au problème de l’exercice du droit de vote dans un système censitaire.  Le cens, seuil de fortune, souvent soumis à fluctuations, autorisait, seul alors, la participation aux diverses consultations électorales.

         Il est bon de se souvenir que la Révolution ne dut d’exister que par la volonté de la bourgeoisie et à son unique profit.

         Le bas peuple n’y fit que de la figuration ou bien servit de chaire à canon !

         Aujourd’hui, des bruits de couloir circulent. Philosophes et économistes sont prêts, sur le sujet, à remettre le couvert. La France est-elle prête à saisir cette mesure de progrès ? J’en doute.

         Les ignares vont crier au scandale alors qu’ils n’ont aucune connaissances en économie. Ici, on confond trop souvent le social et la charité.

         Ils n’ont pas encore compris que l’ensemble des diverses prestations sociales coûtent plus cher à l’état que ce qui est proposé.

         Aujourd’hui, imaginez qu’un chômeur qui souhaite monter une entreprise, et présente un dossier « en béton » en sollicitant l’aide de son agence bancaire, il sera éconduit avec un mépris ironique.

         Chez nous, les banques sont frileuses. Elles ne jouent pas leur rôle dans le développement des affaires.  Elles préfèrent spéculer à l’international, quitte à perdre des milliards. Elles  trouvent toujours des solutions pour sauver leur peau alors qu’on nous pénalise pour un euro de découvert.

         Dans d’autres pays et pour n’en citer qu’un, le Canada, non seulement on finance mais on accompagne le nouvel entrepreneur.

         Il faut dire qu’être au chômage, là-bas, n’est ni une tare, ni un péché.
        

                                                                                     P.SELOS
                                                                            Paris, le 2 Juin 2016

        Liste des Textes