FADO


Des hauteurs de Belêm,
Les larmes des guitares
Qui perlent dans la voix des chanteurs de fado,
Comme un nouveau rio
Descendent vers le Tage
Pour s’y perdre au grand large
Dans un dernier sanglot.

Saudade est un feu qui couve sous la cendre ;
C’est un mélange étrange de force et de douceur,
Un pincement de corde sur le rythme du cœur
Pour bercer les regrets d’un amour qui n’est plus.

Qui n’est pas arrivé par la mer à Lisboa,
Au lever du soleil ou le jour finissant,
Ne comprendra jamais qu’il s’agit d’une femme
Qui repose alanguie au bord de l’océan.

..........................................................................................................................Pierre SELOS
..........................................................................................................................Lisboa, le 6 mai 2006, 4h du matin.


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