FADO
Des hauteurs de Belêm,
Les larmes des guitares
Qui perlent dans la voix des chanteurs
de fado,
Comme un nouveau rio
Descendent vers le Tage
Pour s’y perdre au grand large
Dans un dernier sanglot.
Saudade
est un feu qui couve sous la
cendre ;
C’est un mélange étrange
de force et de douceur,
Un pincement de corde sur le rythme du
cœur
Pour bercer les regrets d’un amour
qui n’est plus.
Qui
n’est pas arrivé par la
mer à Lisboa,
Au lever du soleil ou le jour
finissant,
Ne comprendra jamais qu’il s’agit
d’une femme
Qui repose alanguie au bord de l’océan.
P.SELOS,
Lisboa, le 6 mai 2006, 4 h du
matin.