GEORGES SALARD
Du temps où la chanson
était plus que française
Lorsque la poésie n’avait pas
déserté,
Et que l’on détenait le savoir
d’écouter
Des mots porteurs de feux qui couvent sous les braises,
De village en village, colporteur de paroles
Et de ces mélodies qui sont comme herbes folles
Tu semais dans les cœurs de chaudes souvenances
Domptant le taureau-foule du pouvoir de ton chant
Le sable n’ayant pas assèché tout le
sang
Qui suit le mise à mort de l’animal
blessé.
Interprétant nos vers, chantant notre musique,
Médiateur entre nous et d’inconnus publics
Que nous soyons vivants ou que nous soyons morts.
Aux éveilleurs d’espoir, aux pourvoyeurs de
rêves.
Il en faudrait beaucoup qui prennent ta relève ;
Merci Georges Salard pour ta fidélité.
P.SELOS
Paris, le Jeudi 25 octobre, 1 h du matin.