POUR GEORGES SALARD

Du temps où la chanson était plus que française
Lorsque la poésie n’avait pas déserté,
Et que l’on détenait le savoir d’écouter
Des mots porteurs de feux qui couvent sous les braises,

Dans ta vieille Deudeuch tu battais la Provence
De village en village, colporteur de paroles
Et de ces mélodies qui sont comme herbes folles
Tu semais dans les cœurs de chaudes souvenances

Je t’ai vu maîtriser des férias anisées
Domptant le taureau-foule du pouvoir de ton chant
Le sable n’ayant pas asséché tout le sang
Qui suit le mise à mort de l’animal blessé.

Ta voix nous a servi, ta voix nous sert encore,
Interprétant nos vers, chantant notre musique,
Médiateur entre nous et d’inconnus publics
Que nous soyons vivants ou que nous soyons morts.

Tu as donné un peu de leur éternité
Aux éveilleurs d’espoir, aux pourvoyeurs de rêves.
Il en faudrait beaucoup qui prennent ta relève ;
Merci Georges Salard pour ta fidélité.

 

.......................................................................................................................................................................P.SELOS

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