A HOSMAN

Venu de Zanzibar sur un boutre d’Oman,
J’ai pour ami un fils de la rose des vents
Esclave ou trafiquant d’esclaves ? qui le sait ?

Les iles sont souvent la fin d’un long voyage
Pour ceux que l’océan laisse sur le rivage,
Naufragés d’un destin qu’ils n’avaient pas choisi.

Elles forment un monde aux multiples mémoires,
Sédiment déposé au hasard de l’histoire
Sur le terreau duquel les peuples s’enracinent.

Par la diversité des courants qui se tissent,
porteuses d’un espoir d’humanité métisse,
On peut les appeler des iles aux trésors.

J’y trouve la raison de ta soif de connaître,
Loin des a priori à l’encontre des êtres
Et libre plus que moi bardé de certitudes.

Voilà pourquoi, mon frère, grâce à nos différences
Je m’enrichis de toi plus que tu ne le penses
Puisses-tu me garder longtemps ton amitié


                                    P.SELOS
                                    Paris le 21 novembre 2006

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